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Etonnant passage piétons devant la gare de Guillin!Dès le lendemain, nous décidons de mettre un terme à cette dernière escapade chinoise avant Hong-Kong. Comme un pressentiment, c'est le moment que choisissent nos appareils photos -numérique et argentique- pour rendre définitivement leur âme. S'ils avaient montré des signes de faiblesse de plus en plus régulièrement ces semaines dernières, ils viennent ici même dans le sud de la Chine nous dire que le voyage a assez duré pour eux. Pour le numérique, c'est la lecture et l'enregistrement sur la carte numérique qui posent problème. Pour l'argentique, ce sont les objectifs grippés -le doigt de fermeture du diaphragme- qui ont eu raison d'un moteur du boîtier. Le bilan est lourd et sans appel : si nous voulons continuer à prendre des photos, il faut renouveler tout le matériel. C'est une somme coquette à dépenser, mais nous n'avons pas vraiment le choix. Et même si mon escapade express à Hong Kong il y a deux mois m'avait laissé un goût amer dans la bouche, nous nous consolons en nous disant que pareille bévue aurait pu arriver dans une partie du monde beaucoup moins bien pourvue en matériel photo. Caroline dans notre chambre miniatureEt il est vrai que je connais maintenant deux magasins de vrais professionnels parmi l'armée de bras cassés des voleurs de la place d'où j'étais revenu bredouille. Il ne restera plus qu'à faire le difficile bon choix une fois sur place...

C'est en bus-couchette de nuit que nous quittons Guilin pour Shenzhen, puis en train rapide ultra moderne que nous relions Shenzhen à la gare Hung Hom de Kowloon à Hong Kong. Connaissant maintenant le quartier, nous nous dirigeons sans plus tarder vers Nathan Road, LA rue des hôtels (pseudos!) bon marché. Après quelques heures de recherche et de négociations, nous dénichons finalement une affaire rare pour le lieu. Dans le compound de Building Mirador (Travellers Guest-House), au 17ème étage, nous débarquons dans une chambre-boîte (la spécialité du coin!), avec fenêtre s'il vous plaît -ce qui est beaucoup plus rare ici- pour 100 $HK (13 €) -ce qui n'est pas mal du tout à HK!-. Bon d'accord, les dimensions de la 'boîte' sont très réduites (1,30mx3,50m après vérifications!) , mais ça a le double avantage d'être propre et de ne pas puer le renfermé! De plus, il n'y a ici aucun risque de tomber du lit: les murs couverts de faïence sont toujours là pour vous retenir. Disons qu'en plus rigide, ça nous rappelle un peu notre toile de tente!
Incontournable dragon hong-kongaisDe cette chambre de poupée que nous apprécions finalement, nous allons trois jours durant en faire notre QG. Il est vrai que notre emploi du temps est chargé. Outre le renouvellement du matériel photo, il nous faut également dénicher deux billets d'avion pour Katmandou à un tarif acceptable, ce qui est également une gageure en cette période de haute saison touristique sur la région. Aussi, nous n'allons pas arrêter de courir, réservant seulement nos soirées au strict minimum touristique, à savoir la visite de la superbe baie de Hong Kong que Caroline découvre, enchantée.
Il est 17h00 ce samedi 5 octobre quand nous remontons -en sueur mais satisfaits!- dans notre chambre, le sentiment du devoir accompli. Côté matériel photo, nous venons de casser la baraque -et la tirelire!-. Dans nos bagages, nous venons d'acquérir la bagatelle de trois appareils photos! Un numérique -FUJI Finepix 2400-, un reflex -NIKON F80 équipé d'un objectif SIGMA 24-70 f2.8- et d'un second boîtier qui nous a fait défaut, un compact 24x36 -ROLLEI Apogon-. Le tout pour un prix inférieur d'au moins 35% à ce que nous aurions payé en France. Bien qu'un peu nerveux comme toujours en pareil cas après un achat conséquent, nous sommes heureux de nos acquisitions. Il ne reste plus qu'à mettre en valeur le matériel par notre talent, ce qui n'est pas une mince affaire!!
Pour ce qui est du vol, nous avons in-extrémis trouvé deux places pour Katmandou (via Bangkok) sur la Thaï Airways pour 387 euros par personne, départ demain matin 7h00. Ce tarif nous fait un peu de peine au portefeuille, mais nous nous consolons en nous disant que toutes les agences visitées nous annonçaient A HK, Caroline en ombre chinoise...des vols complets jusqu'au 12 octobre, à moins d'opter pour un billet en classe 'Affaires'... Tout bien pesé, nous réalisons que nous ne nous en sortons pas trop mal.

Il ne nous reste plus alors que quelques heures pour honorer une invitation fort agréable d'une famille bretonne expatriée voici quelques années sur l'île de Hong Kong. Morbihannais d'origine, Laurence et Bruno -respectivement missiriacoise (comme moi!) et malestroyen d'origine (la commune voisine)
- ont maintenant avec leur trois enfants construit leur vie ici où Bruno est directeur général de la filiale asiatique d'une grande société française. Si je ne l'avais encore jamais rencontré alors qu'il est de plusieurs Architecture sur l'île de HKannées mon aîné, Laurence et moi nous connaissons de vue depuis l'enfance, les maisons familiales étant distante d'un kilomètre. Au pays, nous nous serions salués d'un simple bonjour, à 10000 kilomètres du nid familial-curieuse coïncidence des chiffres ronds mais il y a exactement 10000 kms entre Hong-Kong et Malestroit (56)!-, nous nous sentons immédiatement plus proches. Et c'est ainsi que nous nous retrouvons leurs invités dans cet immense et superbe appartement luxueux des beaux quartiers de l'île de Hong-Kong. Et même si un univers sépare nos choix de vie respectifs, nos origines et connaissances communes font rapidement le lien et permettent d'alimenter la conversation qui se poursuit jusqu'au premières heures du dimanche... Les enfants sont partis se coucher, nous prenons alors congé de nos hôtes après que Bruno nous ait raccompagné en voiture jusqu'à la station de métro qui nous permet de traverser une dernière fois la fameuse baie de Hong-Kong. Dans cinq petites heures, il nous faudra nous lever pour rejoindre l'aéroport ultramoderne. Un des plus fous de la planète d'ailleurs, puisqu'il a été construit non pas sur la terre ferme, mais sur une structure gagnant sur la mer, la rareté des terrains expliquant cette originalité qui est je crois, unique au monde.
A 7h00, nous quittons le sol de Hong-Kong direction le Népal. Notre séjour chinois s'achève donc enfin après 141 jours d'aventures sinophiles.
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